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Quelques mots, juste quelques mots auront suffi à Christian SEGUIN pour séduire le public des 19/20 de la lecture qu'avait invité Marie-Laure FRAY, responsable de la bibliothèque municipale de Tresses.
Venu présenter, avec son éditeur, son dernier ouvrage(1) -sorte de best-off de ses chroniques parues dans SUD OUEST ou SUD OUEST DIMANCHE-, Christian SEGUIN osait des mots chaleureux, riches mais pudiques qui permettaient de comprendre comment et pourquoi ce grand reporter, tantôt en visite chez Monsieur .
Toulemonde, tantôt au contact des grands de ce monde, parvient à faire transpirer ce qu'il y a de plus important et de plus vrai dans chacun de ses interlocuteurs ou dans chacun des lieux qu'il fréquente.
Très vite, le dialogue s'installait entre le public et le chroniqueur. Et Christian SEGUIN aime ça. L'homme-auditeur qu'il sait être se régalait ; le journaliste qu'il est buvait du petit lait, lui qui apercevait, dans l'ombre de la salle, des yeux lumineux d'impatience, des oreilles avides de mots forts mais justes, des coeurs prêts à vibrer à l'évocation d'une vérité simple.
ENTRE EVOCATION ET TEMOIGNAGE
S'essayant alors à un exercice inconnu pour lui, il se lançait à lire l'une de ses chroniques « la lettre d'Amou » ; l'air de rien, une odeur de madeleine de Proust envahissait aussitôt la salle silencieuse en diable. Sans doute des spectateurs plus landais que d'autres ne résistaient-ils pas face à « ce soleil qui baguenaude sur la Chalosse en rosée... ».
Histoire de poser une pointe d'humour au coeur de la soirée, le maire de la commune, Jean-Pierre SOUBIE, déclamait « l'art d'être sous-préfet » (!...); derrière les esquisses de sourires, on devinait bien quelques regards admiratifs ; une admiration dont on ne savait si elle s'adressait au talent du lecteur ou à la qualité d'évocation de l'auteur.
Il ne restait plus à Christian SEGUIN qu'à prendre le train de l'enthousiasme en marche pour évoquer avec sincérité et émotion, son travail de grand reporter soucieux de vérité et de pudeur en même temps que de respect envers son témoin et son lecteur.
Sans aucun doute, cette soirée, véritable moment d'écoute entre un écrivain et son public, aura marqué par sa profondeur et la capacité de Christian SEGUIN à faire partager ce qui, à ses yeux, compte le plus, le respect que l'on doit aux « gens », petits et grand. Belle leçon d'humanisme, c'est sûr.
(1) « Le tour des jours en quatre-vingt mots » (L'Escampette Editions),
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