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AVEC LE GRAND JACQUES
Sur la scène de la Salle Polyvalente de Tresses, ils sont trois. Simplement assis sur leurs tabourets. BREL entre les lèvres.
D'une voix douce, toute faite de simplicité et de tendresse, Gérard LECOUVEY et Christian LOUSTAU murmurent les premiers mots du spectacle organisé par Marie-Laure FRAY de la Bibliothèque Municipale ; Alain MOREAU, avec discrétion et légèreté entame quelques notes à l'accordéon. Dans la salle, le public ne bouge plus. l'accordéon ont rendu à Jacques BREL, un hommage simple et vibrant.
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L'image de BREL peut alors envahir l'espace ; elle ne s'en prive pas.
Les mots se succèdent. Les notes s'égrènent. L'esprit du grand Jacques plane... Il aurait 70 ans depuis le 8 avril.
Textes célèbres ou moins connus, airs passés à la postérité ou notes tombées au coin de l'oubli, le spectacle se déroule ; pas une main n'ose applaudir, de peur de briser l'instant magique. Seuls, des silences, entre chaque morceau, permettent de respirer, de reprendre ses esprits, de maîtriser son émotion.
FERNAND, AMSTERDAM ET L'EMOTION
Mais, quand Christian LOUSTAU entame « - ... dire que Fernand est mort, dire que je suis seul derrière, dire qu'il est seul devant... », c'en est trop ; les gorges se nouent ; il y a même quelques larmes qui se laissent aller à couler sur des joues qui tremblent. Et ce n'est pas l'évocation de l'assassinat de Jaurès qui calme les esprits.
Avec la force et la couleur de son piano à bretelles, Alain MOREAU évoque alors le célébrissime Amsterdam ; Gérard LECOUVEY raconte Les Vieux, Christian LOUSTAU se rit des Bigotes.
Jacques BREL, depuis Les Marquises où il a posé ses valises il y a vingt ans, peut être fier. La Bibliothèque Municipale de Tresses a su lui rendre un hommage vibrant, fait de pudeur, de vérité et de beauté. Il est des moments extraordinaires. Celui que nous ont proposé les trois artistes est de ceux-là !
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