Tresses
Des racines anciennes
Tresses sur la rive droite de la Garonne est un village à la campagne aux portes de l'entre-deux-Mers.
Son nom s'est transformé à diverses reprises dans l'histoire : de TRECIAS à TRESSIS jusqu'à sa forme définitive au XXe siècle. Il tient son origine de la distance qui le sépare de Bordeaux. Ce toponyme serait une altération du latin " Ad Très Leucas " à trois lieues.
La commune est marquée par son relief doux, implantée sur le plateau calcaire creusé par le bassin versant des ruisseaux du Guâ et du Desclaud.
Des vestiges préhistoriques témoignent de l'occupation ancienne du sol. Des indices découverts au hameau de Fabre confirment la présence d'un atelier de taille du silex.
L'époque gallo-romaine est également présente au travers de quelques découvertes.
C'était dès le XIIè siècle, un village de vignerons, en bordure du terroir bordelais. Incluse dans le domaine de Floirac, la forêt commença a être défrichée vers la fin du XIe siècle.
Du point de vue juridique, une partie de son territoire entrait dans la banlieue de Bordeaux défini par la charte de Philippe Le Bel en 1295 et dont la limite passait par la fontaine Marguerite.
Le plus ancien texte sur la vigne à Tresses date de 1260 à l'époque où l'Aquitaine est anglaise. Il s'agit d'une vente par Aiquem Merle et Péroné sa femme à Elias de Madirac de 17 règes de vignes et de treilles situées dans la paroisse au lieu-dit des « Merles » pour la somme de 60 sous bordelais.
La paroisse de Mélac qui fut autrefois indépendante a été rattachée à Tresses au XIIIe siècle. Dans le cartulaire de l'église collégiale Saint Seurin de Bordeaux figure en 1152, un texte de donation pour deux vignes dans la paroisse « Sancti Simconis dc Mclag ».
L'église Saint-Pierre de Tresses conserve de ses origines romanes sa nef, son chevet plat, et un important clocher fortifié du XIIIe siècle agrandi par l'adjonction d'un bas-coté nord, au XVIe siècle, puis d'un bas-côte sud, au XIXe siècle, elle forme un vaisseau clair et spacieux. A l'intérieur, on remarque un bénitier daté de 1609, et une statue de la vierge à l'oiseau du XIVe siècle. La flèche du XIXe siècle faite pour être vue de la campagne environnante est un point de ralliement vers le centre du bourg groupé autour de cette église.
D'anciennes demeures constituent aussi des éléments de l'histoire locale : Fontemille, Senailhac (autrefois appelé La Mothe), Biré, Lisennes, Palot, et la Séguinie.
Extrait de l'ouvrage de Lucien DELUGA, « Tresses a travers le temps ».
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